HISTORIQUE


Créée par Jacques Chirac au service des handicapés

1 - La rencontre

      Lorsqu'en 1967, Jacques Chirac découvre la Haute-Corrèze, il est déjà très préoccupé par la situation dramatique d'un grand nombre d'enfants de l'Assistance Publique de la ville de Paris, atteints de très gros handicaps et qui vivent dans des institutions totalement inadaptées à leur état.

      L'accueil chaleureux, mais sans complaisance, des «gens du Plateau » le persuade qu’ici se trouve tout ou partie de la solution à ce problème. L'isolement relatif de cette région n'est pas un handicap en soi : ces enfants sont tous abandonnés juridiquement ou de fait ; leurs difficultés sont telles que leur insertion sociale ne se pose qu'en terme de tolérance.

      Jacques Chirac décide alors de créer en Haute-Corrèze des Centres d’Accueil où ces enfants pourront trouver ce qui leur convient. La réalisation de ce projet dépend désormais de l’acceptation de ces futurs centres par leur environnement et de l’approbation de l'Administration Centrale. Jacques Chirac trouve des alliés dans les Maires et les Conseillers Municipaux des communes concernées et en la personne de Jean Escudié, sous-Directeur de l'Aide à l'Enfance de la Ville de Paris, tous persuadés de la nécessité et de l’urgence d’agir.



Agir

      Dès 1968, Ernest Coutaud, Maire de Peyrelevade, et Baptiste Papon, Maire de Bort-Les-Orgues, créent quasi simultanément l'Association du Centre d'Accueil Peyrelevadois et l'Association Bortoise de la Cascade. Deux centres de 120 et 144 places seront implantés sur les terrains donnés par ces deux communes.

      Le 1er octobre 1970, le Centre d'Accueil Peyrelevadois ouvre ses portes. Le 1er janvier 1972, ce sera au tour du Centre de la Cascade de Bort-Les-Orgues. Jacques Chirac avait débuté cette action en homme politique efficace, tout entier dévoué aux élus, à la population et à une cause dont il ne savait encore combien elle allait imprégner sa vie. Nous sommes en 1971; depuis quelques mois, il rencontre ces enfants de plus en plus souvent. Chacune de ses visites au centre de Peyrelevade le bouleverse. L'aspect politique des choses disparaît ; ces enfants ont besoin de beaucoup plus que cela. Il faut mobiliser les cœurs, il faut donner une âme à cette action pour qu'elle se poursuive au-delà des élus, au-delà des hommes.

      Jacques Chirac prend une nouvelle direction : créer une grande association pour soutenir et développer cette action.

      La fusion de l'Association du Centre d'Accueil Peyrelevadois et de l'Association Bortoise de la Cascade, ainsi que l'apport nouveau des communes de Sornac et d'Eygurande permettent de concrétiser cette volonté. Le 23 octobre 1971, l’Association des Centres Educatifs de Haute-Corrèze est créée. Jacques Chirac en devient le Président.

      Les statuts de la nouvelle Association soulignent la volonté de Jacques Chirac de continuer à s'appuyer essentiellement sur les élus : les Maires des communes dans lesquelles sont implantés les centres ainsi qu'un de leurs conseillers sont membres de droit du Conseil d'Administration. Durant de nombreuses années, Jacques Chirac sera le seul administrateur dont le mandat est soumis au vote de l'Assemblée Générale.

      Ainsi commence l'histoire de l'Association des Centres Educatifs du Limousin: histoire d'une rencontre entre un homme d'exception, une région non moins exceptionnelle et les personnes handicapées terriblement marquées par leur handicap, tant sur le plan physique que psychique.

2 - 25 ans pour créér, modifier, innover

     Dès la réunion constitutive du 23 octobre 1971, le Conseil d'Administration présidé par Jacques Chirac décide la création de deux autres centres : l'un sera implanté à Sornac, ce sera un Institut Médico-Educatif pour des jeunes poly-handicapés de 12 à 21 ans, l'autre à Eygurande accueillera des enfants en difficulté d'adaptation sociale et scolaire.

      Jacques Chirac, en raison des charges qui exigent sa présence permanente à Paris désigne un Vice-Président MonsieurRoger Guillard, Maire de Bort-Les-Orgues, auquel il délègue la totalité de ses pouvoirs pour gérer l’Association au quotidien. Cependant, aucours des années suivantes, Jacques Chirac présidera toutes les Assemblées Générales et presque toutes les réunions du Bureau du Conseil d'Administration.

      Le 1er septembre 1974, l'Institut Médico-Educatif de Sornac est inauguré : 4 pavillons peuvent accueillir 96 adolescents lourdement handicapés.

      Ce même jour, le Centre de Rattrapage Scolaire d'Eygurande se prépare à recevoir 72 enfants ou pré-adolescents.

      Cependant, très vite, les besoins évoluent et prennent de l’ampleur, surtout après la promulgation de la loi d'orientation des personnes handicapées et de la loi sur les institutions sociales et médico-sociales du 30 juin 1975. Dès cette époque, l'Association et le Bureau du Conseil d'Administration se penchent sur l'avenir en même temps qu'ils essaient de se donner les moyens de répondre à cette évolution.

      Premier constat : après tous les efforts faits pour les enfants, un énorme besoin en structures d'accueil pour adultes se fait sentir tant au niveau départemental, régional, que national, qu'il s'agisse de structures de travail protégé ou de structures d'accueil pur et simple en foyer. L'Association décide alors de créer à Sornac son premier Centre d'Aide par le Travail à vocation agricole. Ce centre ouvre ses portes le 1er janvier 1978 en s'appuyant sur une propriété acquise par l'Association à Pons.

      Immédiatement, les 60 places offertes sont occupées et les administrateurs peuvent constater l'importance de la liste des demandeurs insatisfaits.

      Au même moment, le Centre de Rattrapage Scolaire d'Eygurande et l'Institut Médico-Educatif de la Cascade à Bort commencent à connaître les effets néfastes de la sous-occupation. Manifestement, ces établissements vont très vite se trouver en difficulté, en raison même de leur inadéquation avec les orientations générales qui ont été définies par la loi du 30 juin 1975.

      Jacques Chirac souhaite ne pas attendre que la situation devienne dramatique et, alors que le taux d'occupation du Centre d'Eygurande est encore largement supérieur à 70%, il décide de le transformer en un établissement de travail protégé et crée le Centre d'Aide par le Travail agricole d'Eygurande d'une capacité de 60 places.

      L'assise agricole est fournie par un bail entre l'Association et l'hôpital psychiatrique de La Cellette qui permet au Centre d'Aide par le Travail d'exploiter la ferme du domaine de l'hôpital. Plus tard l'Association achètera cette propriété.

      Le 1er septembre 1980, 60 places supplémentaires pour adultes sont ainsi créées pour satisfaire à des besoins régionaux et départementaux en matière de Centre d'Aide par le Travail.

      L'Institut Médico-Educatif de Sornac, qui, lui, accueille des adolescents très handicapés, se trouve dans l'impossibilité de leur assurer un placement lorsqu'ils ont atteint leur majorité et l'Association décide de le transformer en Maison d'Accueil Spécialisée pour adultes sur handicapés et en Foyer de Vie. Le 1er avril 1981, l’Association offre ainsi 24 lits en Maison d’Accueil Spécialisée et 72 en Foyer de Vie pour adultes.

      Les élus de la commune creusoise de la Courtine, les autorités du Département de la Creuse, séduits par la réputation de sérieux acquise par l'Association, lui demandent de bien vouloir assurer la gestion du Foyer de Vie qu'ils se proposent de réaliser sur la Commune de La Courtine.

      L’Association répond favorablement à cette demande : le 10 octobre 1981, par décision de l'Assemblée Générale, l'Association des Centres Educatifs de Haute-Corrèze devient l'Association des Centres Educatifs du Limousin.

      En 1983, Monsieur le Docteur Jean-Pierre Dupont, nouveau Maire de Bort, succède à Roger Guillard dans les fonctions de Vice-Président Délégué.

      1984 est une année particulièrement importante puisqu'elle voit non seulement ouvrir le Foyer de Vie de La Courtine, 60 lits pour adultes handicapés des deux sexes, mais aussi se réaliser la reconversion complète du Centre de La Cascade qui devient le Complexe de La Saule. Ce centre s'adresse à des adultes atteints de maladie mentale et qui sont stabilisés. Il comprend un Centre d'Aide par le Travail avec Foyer d'Hébergement de 48 places et un Foyer de Vie de préparation à l'accession au Centre d'Aide par le Travail de 36 places.

      1984 est aussi l'année où le Centre d'Accueil de Peyrelevade crée à USSEL un appartement thérapeutique destiné à la socialisation et à l'intégration des adolescents aptes à en bénéficier.

      En 1985, la mise à disposition de logements destinés à quelques travailleurs du Centre d'Aide par le Travail de Sornac permet là aussi une meilleure adaptation à la vie sociale de 12 pensionnaires.


      1987-1995 : l’Avenir des personnes handicapées au sein de l’Association


      En 1985, lors de l'Assemblée Générale, les parents des personnes handicapées avaient ardemment souhaité que soient prises en compte trois demandes concernant :

  • le devenir de leurs enfants devenus adultes

  • le devenir des adultes devenus trop âgés pour travailler

  • le devoir pour l'Association de répondre aux souhaits précédents.

      Le 1er janvier 1987, 24 lits du Centre d'Accueil Peyrelevadois sont transformés en Maison d'Accueil Spécialisée : y sont placés les enfants devenus adultes dont le transfert dans un autre établissement pourrait avoir des conséquences dramatiques tant sur le plan physique que psychique.

      Le 1er avril 1988, ouvre à Sornac le premier Foyer pour Adultes Handicapés ayant cessé leur activité au Centre d'Aide par le Travail, 12 places leur sont réservées.

      Le 1er décembre 1988, la Maison d'Accueil Spécialisée de Bort-Les-Orgues accueillera 40 adultes venant du Centre de Peyrelevade.

      En 1989, ouverture de la ferme du Malaurent, lieu de vie qui accueille des résidants du Foyer Occupationnel ou de la Maison d'Accueil Spécialisée de Sornac en leur offrant une autonomie plus large sur le plan de leur vie quotidienne, sans pour autant les couper de l’Institution où ils reviennent périodiquement.

      En 1991, le Centre de Peyrelevade ouvre un nouvel appartement thérapeutique de six places sur la commune de Peyrelevade.

      En 1992, ouverture du Service de Suite à Eygurande selon le même concept que celui existant à Sornac.

      Le 1er février 1992, l’Association ouvre son premier Atelier Protégé. L’Atelier des Petits Chantiers à Ussel, 10 places offertes à des personnes déjà présentes dans nos C.A.T. et justifiant d’aptitudes à un travail comportant plus de responsabilités et évidemment mieux rémunéré.

      L'humanisme de Jacques Chirac a largement inspiré toutes ces réalisations.

3 - 7 mai 1995 : un tournant

      Le 7 mai 1995 Jacques Chirac est élu Président de la République. Sa fonction ne lui permet pas de continuer d’assumer la Présidence de son association. Le 1er Juillet 1995, il préside pour la dernière fois l’Assemblée Générale de l'Association des Centres Educatifs du Limousin. Il porte à la Présidence Jean-Pierre Dupont, Maire de Bort-Les-Orgues et Président du Conseil Général, et accepte le titre de Président Fondateur. Lors de cette même Assemblée Générale, il approuve le projet d’extension de capacité de la Maison d’Accueil Spécialisée de La Plantade à Bort-Les-Orgues et prononce une allocution au cours de laquelle il trace les grandes lignes de ce que sera sa politique de lutte contre l’exclusion et le handicap. De ce discours nous retiendrons deux idées fortes :

      « Le regard que nous portons sur les personnes handicapées engage notre vision de l’homme tout entier. »

      « Nous ne voulons pas faire disparaître la différence de la personne handicapée. Nous ne voulons pas la gommer. Nous voulons lui donner sa place. C’est cela aussi le Pacte Républicain. »

      Ces deux citations illustrent parfaitement l’idéologie de Jacques Chirac qui nourrit la vie de son Association.

      Pour s’adapter à cette situation, une Assemblée Générale, réunie le 24 novembre 1995, modifie profondément les statuts, approuve le règlement intérieur, et décide de demander la reconnaissance d’utilité publique pour répondre aux sollicitations des familles désireuses de faire des donations en faveur de l’Association. L’Association, consciente des difficultés financières qui résulteront des contraintes budgétaires prochaines, souhaite augmenter et diversifier ses sources de financements, pour satisfaire à ses besoins en matière d'investissements.

      En 1996, le projet d’extension de la M.A.S. de Bort-les-Orgues est agréé et financé. 20 places de plus seront offertes aux enfants entrés à Peyrelevade et devenus adultes. Les travaux commenceront en janvier 1997, l’ouverture est prévue pour le 1er janvier 1998.

      Toujours en 1996, le 6 mai, ouverture à Ydes d’un Atelier Protégé de 20 places, Les Ateliers du Centre. Cette création est le fruit d’une convention de partenariat établie entre le Groupe des Usines LAPEYRE et l’Association. Cette structure fonctionnera en grande partie grâce aux travaux qui lui seront confiés par les différentes unités de production du groupe.

      Par décret en date du 18 août 1997 : L'Association des Centres Educatifs du Limousin est reconnue d'utilité publique.



4 – L'oeuvre se prolonge avec le Président Jean-Pierre Dupont

      Le 1er janvier 1998, les 20 lits supplémentaires de la M.A.S. de Bort-les-Orgues sont mis en service ainsi que les ateliers thérapeutiques avec balnéothérapie.

      Fin 1998, le 3ème atelier protégé de l’Association ouvre ses portes à Monestier-Merlines. C’est un atelier de haute technologie production de fromages. Toutes les règles sévères de l’agro-alimentaire y sont respectées . Le premier fromage de la gamme est le Saint-Laurent. Il sera suivi du Vervialle, du Palet Corrézien, du crème de Saint-Laurent et de la Fourme Limousine (tous des fromages au lait cru).

      Juillet 2000 : ouverture de 12 studios destinés aux travailleurs de C.A.T. et d’atelier protégé les plus autonomes, à Eygurande. Aménagés dans un bâtiment de caractère sur la place du Champ de Foire, ces logements sont un modèle d’intégration dans le bourg et un exemple de sauvegarde du patrimoine. 

      Septembre 2000 : ouverture du premier réseau d’accompagnement à la vie sociale du Département. Piloté par l’A.C.E.L., il couvre toute la Haute Corrèze et permet d’accompagner 100 personnes simultanément ( 70 places sur la zone Plateau de Millevaches et 30 sur la zone bortoise). Sur cette réalisation, l’A.C.E.L. met en oeuvre un partenariat concret avec l’ADAPEI de la Corrèze. 

      Janvier 2001 : extension de l’Atelier Protégé d’Ydes avec la création d’un deuxième bâtiment.

      Janvier 2002 : création de places de jour en M.A.S. à Bort-les-Orgues et en Foyer Occupationnel à Sornac. Il manquait cette possibilité dans le registre quasi complet des équipements A.C.E.L.

      Création de 12 lits supplémentaires de Foyer Occupationnel à Sornac, toujours en janvier 2002.

      Septembre 2002 : deuxième extension de l’Atelier Protégé d’Ydes avec la mise en service d’un troisième bâtiment de production.

      Octobre 2002 : ouverture de la balnéothérapie du Foyer Occupationnel « Le Champ de Chassagne » à la Courtine.

      Dans l'année 2002, le Conseil d'Administration a voté le principe d'un programme ambitieux de remise à niveau du patrimoine avec notamment :

  • La reconstruction de la M.A.S. de Sornac de 24 lits.
  • L'extension des locaux du Centre d'Habitat de l'ESAT de Sornac.
  • La requalification des chambres du Centre d'Habitat de l'ESAT d'Eygurande.
  • La construction d’un pôle complet d’hydrothérapie au complexe "la Saule" de Bort-les-Orgues.
  • La restructuration totale du centre de Peyrelevade : création d’une M.A.S. de 24 lits, restauration des 5 pavillons existants et extension des locaux de thérapie.
  • La requalification des chambres du Centre d’Habitat de l'E.S.A.T. de Sornac et la constuction de nouveaux locaux pour l’accueil des résidents en maison de retraite de Sornac ( Résidence le Lierre ).
    

Toutes ces opérations sont aujourd’hui réalisées, sauf la restructuration du Centre d’Habitat de Sornac. La restructuration de la résidence « Le Lierre » est en cours.
  D’autres réalisations entre temps ont vus le jour et d’autres projets sont lancés :

    • ouverture d’une maison de retraite de 10 lits à Eygurande, les Myosotis, le 1er juillet 2008.
    • création d’un centre spécialisé pour autistes à Saint-Setiers : la Maison d’Hestia 20 lits (ouverture le 1er juillet 2010).
    • Ouverture des nouveaux locaux du Réseau d’Accompagnement à la Vie Sociale fin 2008 à Ussel.

      Ce réseau s’est enrichi en 2006 et 2007 d’un S.A.M.S.A.H. (Service d’Accompagnement Médico-Social pour personnes Adultes Handicapées psychiques) et de trois G.E.M. (Groupe d’Entraide Mutuelle) à Tulle Brive et Ussel toujours pour personnes handicapées psychiques.

    • Ouverture d’un pavillon à Ussel pour sept enfants venant du Centre d’Accueil de Peyrelevade (appartement thérapeutique)
    • Ouverture d’une section de foyer pour personnes handicapées vieillissantes au foyer “les Tamaris” de Sornac (16 lits) le 1er juillet 2009.
    • Ouverture d’un service d’Interventions Précoces et Intensive pour enfants et adolescents atteints d’autisme en septembre 2010.

5 – Un bilan social et économique éloquent

     En 2010, notre Fondation offre :

    • 62 places d’institut médico-éducatif pour enfants et adolescents.
    • 166 places en Maison d’Accueil Spécialisée.
    • 184 places en Foyer Occupationnel.
    • 16 places en Foyer d’Accueil Médicalisé.
    • 210 places en Etablissement et Service d'Aide par le Travail (ex C.A.T.).
    • 153 places en Centre d’Habitat pour travailleurs handicapés.
    • 27 places en Maison de Retraite.
    • 62 places en Entreprise Adaptée (ex Atelier Protégé).
    • 160 places en Réseau d’Accompagnement à la Vie Sociale.
    • 370 places en Groupes d’Entraide Mutuelle.
    • 18 places en Réseau d’Interventions Intensive pour enfants atteints d’autisme.


      Au total 1250 places.

      Au point de vue des effectifs, 272 personnes handicapées travaillent en Entreprise Adaptée et en E.S.A.T..

      Enfin, la Fondation emploie 763 personnes, soit en équivalent temps plein 730 postes.



Cependant,

« l’important est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur ». 


Antoine de Saint Exupéry