FONDATION JACQUES CHIRAC
6 boulevard Léon Blum
19200 USSEL

FONDEMENTS ETHIQUES ET PHILOSOPHIQUES DE L'ACTION DE LA FONDATION.


Notre Président Fondateur Jacques Chirac déclare : «Le regard que nous portons sur les personnes handicapées engage notre vision de l’homme tout entier. Nous ne voulons pas faire disparaître la différence, ni la gommer. Nous voulons lui donner sa place».

(Extraits du discours du 1er juillet 1995 à Bort-Les-Orgues alors que Monsieur Chirac était encore Président de l’Association)

Cette citation résume parfaitement l’engagement et la raison d’être de la Fondation Jacques Chirac. Quoi de plus essentiel que la valeur de la vie de tout être humain, y compris celle des personnes handicapées ?

C’est le point d’appui de l’éthique de notre Fondation. Cette philosophie est illustrée dans un recueil de textes et citations, un véritable référentiel de nos valeurs (fascicule annexé : Recueil des références).

Une simple formule pourrait fixer encore notre ligne de force : «Toute vie vaut d’être vécue».

La diversité de nos sources, convergente vers cette vérité, nous porte à déclarer que la personne handicapée existe, est et vit ; qu’elle donne et apporte ; qu’elle reçoit et partage :


          Exister, être et vivre

  • «Je voudrais que l’on me considère avant tout comme une personne et non comme un handicapé. Je souhaite que l’on tienne compte de mes sentiments, de ce que j’éprouve intérieurement, de ce que j’ai en projet. Je ne veux pas que l’on me considère comme une plante verte ou un légume».

Ce sont les paroles de Jacques Guillot, personne handicapée.

  • «La personne handicapée est un être pensant, libre et en devenir. Cependant elle a besoin d’être soutenue et accompagnée par sa famille et des professionnels. La Société lui doit cette solidarité et cette protection... Il faut faire que celui que nous accueillons soit considéré comme un être unique, inscrit sur une trajectoire de vie qui est pleinement la sienne, respecter profondément sa volonté, sa parole, son corps, sa singularité, combattre les effets pervers de sa dépendance. Par rapport à celui qui l’accompagne et qui prend soin de lui, cela suppose une vigilance de tous les instants, un questionnement permanent». Jacques Chirac, président de la Fondation, 1er juillet 1995.

  • «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»

Article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

  • «Nous voulons des hommes et des femmes libres et respectés, connus et reconnus, capables d’assumer leur vie quelle qu’en soit la difficulté. Ce ne peut être qu’à la condition expresse de prendre acte de l’entité que constitue celui que nous accueillons, reconnaître qu’il est seul unique et s’adresser à lui en tant que tel». Jean Claude Wild, Directeur Général de la Fondation le 13 novembre 1993.


          Donner et apporter

La personne handicapée enrichit notre société et contribue à sa cohésion, car toute communauté a besoin de différence et de diversité.

  • «Notre richesse est faite de notre diversité. L’ «autre», individu ou société, nous est précieux dans la mesure où il nous est dissemblable». Albert Jacquard « Eloge de la différence ».

  • «Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée...

  • «Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ...Il faut être très patient. Tu t’asseoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près ». Antoine De St Exupéry «Le Petit Prince».

  • «La fragilité n’est pas une tare, c’est une caractéristique de la personne humaine». Frère Samuel, congrès GAP UNETA de Strasbourg, juin 2001.

  • «J’ai le droit de vivre, comme vous, des moments merveilleux et intenses. Je suis votre égal et je me battrai jusqu’au bout pour le rester. Si vous n’arrivez pas à me comprendre, essayez de vous mettre à ma place, vous comprendrez peut-être alors ce que je ressens». Jacques Guillo, personne handicapée.

  • «Le reconnaître, c’est lui reconnaître une liberté égale à la mienne, une dignité inaliénable». Mireille Lafrance, psychosociologue.

  • «Respecter l’homme handicapé, respecter sa dignité, se conjuguent au quotidien».... «Cela est dans notre exigence ou notre passivité à le ramener et le garder dans la communauté des hommes, communauté que la maladie l’invite le plus souvent à rejeter»... «Cela est enfin et surtout, dans le fait que l’on reconnaît l’autre comme sujet désirant, quelle que soit sa différence vis-à-vis de nous, quelle que soit sa capacité à nous gratifier de cette reconnaissance». Jean-Claude Wild, directeur général de la Fondation, le 25 novembre 1989.

              Recevoir et Partager

    Nous assumons notre devoir de solidarité envers les plus fragiles de notre société. C’est cette valeur qui enrichit notre humanité.

  • «Etre solidaire, c’est vivre avec nos usagers et non à côté d’eux ; c’est faire avec eux et non à leur place ; c’est les accepter tels qu’ils sont et partager avec eux nos différences. C’est aussi croire en leur bonheur comme nous espérons le nôtre, leur donner la possibilité de voir révélées et utilisées toutes leurs potentialités». Jacques Chirac, Président de la Fondation, octobre 1981.

  • «La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables, constituent le fondement de la liberté, de la justice, et de la paix dans le monde».

  • «La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la Société et de l’Etat». Préambule et Article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

  • «Le milieu et les conditions de vie du déficient mental devront être aussi proches que possible de ceux de la vie normale». Déclaration des Nations Unies au sujet du déficient mental, 20 décembre 1971.

  • «L’action sociale et médico-sociale repose sur l’évaluation continue des besoins et des attentes des membres de tous les groupes sociaux, en particulier des personnes handicapées et des personnes âgées... Sont d’intérêt général et d’utilité sociale, les actions d’assistance dans les divers actes de la vie, de soutien, de soin et d’accompagnement, y compris à titre palliatif... Est à assurer une prise en charge et un accompagnement individualisé de qualité favorisant son développement, son autonomie et son insertion, adaptés à son âge et à ses besoins, respectant son consentement éclairé qui doit systématiquement être recherché lorsque la personne est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision». Extraits de la Loi N° 2002-2 du 2 Janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale.

  • «Le projet de promotion sociale de la personne nécessite une alliance éducative entre les professionnels et la famille». Jean-René Loubat, psychosociologue.

  • «Cette personne handicapée m’est confiée par son père et sa mère, mon rôle est d’être un auxiliaire auprès de lui et non de le remplacer». Jean-Claude Wild, Directeur Général de la Fondation, le 25 novembre 1989.


Telles sont les lignes de vie de notre Fondation.